Les Francais A Turin en 1911

À TU RIN EN 191 r. 6r à Turin, voici les jolies assiettes d'autrefois. La Manufaél:ure con erve dans ses archives la plupart des décors d'assiettes compo�és çlepuis la création de la maison jusqu' en 1790. M. Emile Bourgeois a voulu que les plus intéressants de ces «décors» fìgurassent à Tmin. On les y a fort admirés. Gros succès, enfìn, pour les exqtiis bibelots que la Manufaél:ure y exposait : une lanterne en p�te translucide, d'un gottt exA_uis, une pendule, des bonbonnières, des cafetières, des coffrets, des écritoires... encore un.retour à la vieille tradition de Sèvres. Nous nous sommes habitués à l'idée qu'il ne devait sortir de Sèvres que des vases ! Mais non! & les artistes du xvmc siècle avaient très bien compris- ce que les nÒtres recommencent à compr�ndre aujourd'hui-que la porcelaine est une matière propre à embellir & orner l'habitation, de toutes sortes de manières. Mieux que cela: nous avons vu à Turin qu'elle pouvait Ètre la matière de l'habitation elle-mÈme! Qg_i ne se la rappelle, la petite loggia circulaire, éclairée du haut, & qui s'offrait aux yeux, comme une vision d'ineffable harmonie & de blancheurs ! Le boudoir de Lalique fut le chef-. cl'ceuvre de l'Exposition de Sèvres à Turin. r LES GOBELINS. Et que dire de l'autre Exposition qui servait, en quelque façon, de cadre à celle-ci : celle des Gobelins ! La Manufaéèure des Gobelins n'exposait pas moins de vingt-quatre pièces, - vingt-quatre tapisseries & savonneries modemes, exécutées presque toutes dans les dix dernières années, auxquelles on peut ajouter une

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