FI;ORENCE se hatant vers leur demeure ou vers l'usine, Florence ressemblera beaucoup plus a ce qu'elle rut au temps de la r6publique ou des M6dicis. 11 y aura sans doute de grandes graves tumultueuses, comme au temps des Ciompi. Actuellement, clans les quartiers populaires, tous ces petits boutiquiers ou artisans tranquilles rappellent bien plut6t la Florence des grands duos autrichiens, l'6poque od la force et l'art furent au plus bas. En attendant la ville se transforme mat6riellement. On n'a pas encore continu6l'6ventrementcentralop6r6ausiecledernier,maisdanslepourtour plusieurs quartiers neufs ont et6 construits. D'abord l'int6rieur de l'enceinte (Mugnone - chemin de fer - Affrico) s'est completement rempli. Des centaines d'616gants « villini » peuplent les grands boulevards (viali) et les alentours. La bourgeoisie ais6e habite la : le papa/a g7iasso, auraient dit les anciens. Mais la cl6ture est d6bord6e de toute parts. Les quartiers de Ponte alle Mosse, Ponte all' Asse, via Bolognese, Ie Cure, Ia Querce, Champ de Mars, Barriere Aretina, etc. de l'autre c6t6 de l'Arno, Porte Romaine, font une ceinture de faubourgs qui s'6largit d'ann6e en ann5e : maisons de rapport en g6n6ral point trop hautes, et modestes villini : souvent tous pareils par loTgues files : c'est la petite bourgeoisie, employ6s, petits rentiers.L'ouvriercommencea6migrerlaaussi,ouplusloin,danslesbourgs des environs, que depuis peu d'ann6es des tramways de p6n6tration relient a la ville. AinsiFlorence,dontl'aspect6taitsifortementaristocratiqueilyatrente ans a peine, se d6mocratise rapidement. La ville des palais et des masures n'estd6iaplusqu'unil6taumilieud'unevilleneuveauxruespluslarges,aux maisoTssimplesetpropres.Danslecentred'ailleurs,silesh6telsenontd6ia conquis une partie, Ies affaires sont en train de manger le reste; clans les grands6dificesanciensetnouveaux,lesbureauxmontentd'6tageen6tage... Tout cela ne fait pas que Florence soit encore une ville moderne dams tout le sens du not. 11 y a trop de faiblesses et d'imperfections encore clans ce mouvement en avant, dont, malgr6 de louables efforts, a l'heure actuelle, surtout les inconv6nients se font sentir : chert6 croissante des vivres, qualit6 des denr6es souvent mediocre, insuffisance de l'approvisionnement en obiets manufactures, encombrement de la rue, encore mal habitu6e au mouvement nouveau, lenteur des moyens de communications... Puisqu'on n'a plus la Flol-ence patriarcale, on voudrait avoir une Florence nouvelle, dot6e des dernieres commodit6s... Un peu de patience. On a vu cette ann6e les premieres automobiles de place; leur tarif est ridiculement 6Iev6. 11 baissera. Tout le reste viendra. 11 faut seulement qu'on le veuille. Et il ne serait pas mauvais que les Strangers aussi prissent int6r6t a cela. # ## Florence, en devenant une ville moderne, se prepare t-elle a un 6tat 23
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==