I, I FLORENCE connu. Encore un pass6 qui dure sous une forme nouvelle. Le Florentin n'a iamais ignore l'6tranger; il ne l'a ha.I. que lorsqu'il menaeait son ind6pendance. Maintenant, Ia population florentine vit en bonne harmonie avec la population 6trangere stable, qui est nombreuse; on se coudoie familierementdanslesm6mescafes,danslesm6mespatisseries;d'ai)leursbeaucoup de ces Strangers sont acclimates, au point qu'ils ne veulent pas etre confondus avec leurs compatriotes de passage, ne mettent pas les pieds clans les « magasins pour Strangers », parlent et 6crivent couramment I'italien, etfontparfiedelasoci6teitalienne,-pointseulementdel'aristocratie(qui la comme ailleurs est ou¥erte a.ses pairs des autres pays), mais ont p6n6tre dams les milieux bourgeois aussi. Et, n'est-ce pas en partie pour ces Strangers et a cause d'eux, que Florence, comme d'autres villes italiennes, peut consacrer tant d'argent a entretenir et embellir ses musses et ses monuments? Et surtout, malgr6 Ia sottise et I'in6Iegance de la maiorite de ces visiteurs, n'est-ce pas eux cependant qui apportent la somme immense et infiniment vari5e d'impressions et de reactions individuelles, qui constitue, non plus virtuellement, mais en fait, I'universalit6 des ceuvres d'art, et leur fait vraiment remplir leur destin6e? Certes, nous ne pouvons pas aimer tous ces Strangers, nos pareils, surtout quand nous les trouvons attroup6s devant le tableau que nous aimons. Ils sont cependant un des 516ments essentiels de Florence telle qu'il faut la voir, souvent int6ressants individuellement, font ils sont varies d'origine et de classe; et ie dirai tout a l'heure comment ils pourraient 6tre plus utiles encore a la Florence de demain. # #* 11 n'est guere de grande ville auiourd'hui qui n'essaye de devenir une ville industrielle. Pour Florence il faudrait dire : Ie redevenir. lei le mouvementestlent:I'habitudeetaitperduedepuissilongtemps!Cependant,sans parlerdelatraditionnelleindustriedelapailletress6eetdecelledesobiets d'artimites,-Iemeuble,Iesconstructionspourchemindefer,Iefer,Iatypographic, emploient d6ia bon nombre d'ouvriers. Dans la partie ouest de la ville se sont ouverts de grands garages d'automobiles. Hors ville, a I'est et a I'ouest, se dressent quelques cheminees d'usine. Qu'on ne se fasse pas d'illusion : le nombre en augmentera. Florence se trouve proche de petites villes oh l'activit6 industrielle s'accroit vite : Sesto, Prato surtout; en amont la vaill€e de l'Amo, .en aval la vall6e de I'Elsa ont vu ces derniers temps surgir de grandes uslnes : fers, verrerie, sucre. Quand on aura construit la lignedechemindeferquimettraFlorenceenrelationsrapidesavecBologne et la Haute Italic, et am6lior6 Ia ligne Florence-Rome, alors il sera difficile quelaCit6duLysnedeviennepasuncentreindustriel.Alors,quandchaque iour, a heures fixes, des milliers d'ouvriers se r6pandront par les faubourgs, 22
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