rExPoS[TloN DE TURIN, igii Les iardins de la Section franeaise occupent une superficie tres considerable : massifs entourant le Palais de la ville de Paris et divers pavillons particuliers; roseraie install6e clans la Valetta, contenant les plus gracieuses varietes de roses frangaises; collection d'arbres fruitiers formes, installes sur la rive du L6, en bordure du Palais de la France. L'organisation de ces iardins est due a M. Jules Vacheret, architecte-paysagiste. Regagnant le Palais de Ia France, nous visiterons les quelques classes que nous avons n6glig6es lors de notre derniere visite. Le Groupe XIV est place sous la presidence de M. Albert Carre, directeur de l'Op6ra-Comique. On y voit des instruments de musique exposes par de bonnes maisons comme : Blondel et C:e (Maison ERARD) pianos et harpes, 13, rue du Mail, Paris; HENRI HERZ, pianos a queue et droits et pianina, 27, rue des Petits-H6tels, Paris; Mine F. BESSON, cuivres et bois, 96-98 rue d'Angouleme, Paris; PLEYEL, LYON et Cie, 22-24, rue Rochechouart, Paris : pianos, harpes et harpes-luths chromatiques sans pedales, (Systemes G. Lyon) Pleyelas. Le groupe XXIII reunit les Arts Graphiques. Son president est M. Alfred Mezieres, de l'Academie franeaise. Section A : Classe 144, Papiers, president, M. Henri-Rene, Chauvin.. i Section 8 : president, M. Alban Chaix ; Classe 145, Caracteres d'imprimerie. Nous trouvons ici, au premier rang, la FONDERIE DE BERNY & CEe. La Fonderie DE BERNY & C[e, (Ch. Tuleu, successeur), 58, rue d'Hauteville, Paris a obtenu, dams la classe 145 (caracteres d'imprimerie), le Grand Prix pour son exposition de specimens de caracteres, poingons, matrices, vignettes typographiques et cliches. Remarquons qu'elle obtint la meme distinction a St Louis 1904, Liege 1905, Milan 1906 et Bruxelles 1910, tandis qu'elle 6tait hors concours (membre du jury) a Paris 1900. Un Grand Prix et un dipl6me d'honneur ont recompense d'autre part, a Turin, son exposition de la classe d'Economie sociale, od l'on remarquait les tableaux etablissant les resultats admirables obtenus par les institutions patronales de la grande fonderie. La maison A. de Berny tut fondee 'en 1848. Les ouvriers qui y travaillent participent de la faeon la plus large a ses b6nefices. La « Caisse de l'Atelier » od sont versees les sommes revenant au Travail dams les benefices de chaque annee, est administree par un Conseil compose du directeur, de cinq membres nommes par lui et de douze\ membres elus par les ouvriers. En dix ans, les recettes de cette caisse furent de fr. 310,679. Les depenses se repartissent comme suit : secours de maladie; allocations aux ouvrieres en couches ou qui 6levent leur enfant chez elles; obseques des ouvriers; indemnites aux reservistes et territoriaux et a leurs familles; pensions. Citons encore ces chiffres : De 1870 a 1910 la fonderie A. de Berny a paye, en salaires et appointements : fr. 10,990,212. Les hommes y travaillent 9 heures par iour; les femmes 8 1/2. Et pourtant la moyenne de salaire par iour est pour les hommes de 11 fr. 16, pour les femmes de 6 fr. 33 (travail aux pieces); de 10 fr. 68 pour les hommes et de 5 fr. 07 pour les femmes (travail a la iournee. Ces citations disent eloquemment, en meme temps que la bonte intelligente des directeurs, la prosperite inebranlable de la Fonderie de Bemy. 158
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