I:EXPOSITION DE TURIN,1911 « La Mode en 1804 >> reproduction d'un manteau de vair execute par Franeois Pfeiffer, fondateur de la maison, a l'occasion du sacre de Napoleon ler, ioli manteau a manches bouffantes sur jupe verte, sac et chapeau vert pomme. << La Mode en 1911 » magnifique manteau d'hermine garni de broderies de soie et perles vert d'eau, execute par M. Th. Corby. On remarque .egalement uns paire de renards argent6s, d'une valeur de 25.OcO francs. La raison sociale de cette excellente maison, fondee en 1803, est : Pfeiffer-Brunet, Th. Corby et CEe succrs: « Au Manteau d'Hermine ». Elle a obtenu medaille de bronze a Paris en 1855, medaille d'argent a Paris en 1867, medaille d'or a Paris en 1878, Grand Prix a Paris en 1900. Membre du Jury a Saint-Louis en 1904, et a Liege en 1905, M. Th. Corby etait hors-concours a Saragosse et a Londres en 1908, a Bruxelles et a Buenos-Aires en 1910 a Roubaix et a Turin en 1911. En 1910, M. Th. Corby, ancien president de la Chambre Syndicale des Fourreurs et Pelletiers de Paris et president de classe aux Expositions de Londres, Saragosse et Bruxelles, fut decore de la L€gion d'honneur. M. JACOB GUTTMANN, 5, rue de l'Ancienne-Comedie, Paris, expose deux beaux manteaux : l'un en breitschwantz garni d'hermine, l'autre - le plus seduisant - en tres belle loutre relev6e de broderies epaisses. L'ancienne et bonne maison GRISON & C:e, 48, rue de l'Arbre-Sec, Paris, s'est contentee egalement de deux manteaux pour nous rappeler la qualit6, le bon goat, la richesse de ses articles : un manteau de loutre, dont les grands revers, le col et le large bord sont en hermine; manteau de breitschwantz, non moins luxueux, a grandes manchettes, grand col et bordure de skung.s. M. P. GRUNWALDT, 6, rue de la Paix, Paris, prime, comme dams chaque Exposition, tous ses concurrents, par l'importance de l'espace occupe, par l'abondance des peaux et des articles confectionnes qu'il expose, comme d'ailleurs par la qualite de celles-la et de ceux-ci. Devant tout stand de P. Grunwaldt on a touiours l'impression de l'innombrable richesse du stock. C'est par douzaines que sont offertes les toisons les plus precieuses. On se croirait aux foires d'autrefois, presque fabuleuses, de Leipzig ou de Niini-Novgorod. Mais ce maitre fourreur est parisien et c'est aussi, autant, surtout peut-etre, un maltre-habilleur. Et de ces merveilles naturelles, il nous prouve, a Turin comme a Pal.is, qu'il sait composer des parures parfaites, originales et richissimes. Manteaux de vison, d'hermine, de loutre, de taupe, <.. de chinchilla... Suave garniture d'opossum du plus delicieux gris fumee... Et cet incomparable renard blanc en echarpe. Et toutes ces fourrures, de tout poil, de tout reflet, bien disposees sur les mannequins, artistement posses sur les``tables et les fauteuils dor6s, ou negligemment ietees de ci de la, partout et ailleurs, par un Riche qui semble n'avoir iamais denombre ses tresors .... De M. G. CHODOROFF, 2, rue Chabanais, Paris, un manteau d'hermine garni de skungs et un autre manteau, de breitschwantz, au long duquel courent d'admirables renards gris bleute. 104
RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==