Livre d'Or Français

EXPOSITIONS ANTERIEURES struisit egalement une etonnante Galerie des Machines, de 420 metres de long, sur 115 de large et 45 de haut. Les Fontaines lumineuses, de l'ingenieur Bechman, emerveillerent tous les visiteurs. 11 y eut, en 1889, 55.486 exposants industriels et plus de 5000 pour les Beaux-Arts. Le deficit ne fut que de quelque trois millions. L'Exposition de Chicago, 1893, fut organisee pour commemorer le quatrieme centenaire de la decouverte de l'Amerique. Bruxelles 97, trop hativement lancee, n'obtint qu'un succes local. L'Exposition de Paris 1900 occupait, au long de la Seine, le meme emplacement que celle de 1889, avec, en outre, le quai de la Conference, le terrain od s'elevait le palais de l'Industrie et les terrains avoisinant l'avenue d'Antin et le Cours-la-Reine, soit une superficie de 108 hectares, a laquelle il convient d'ajouter les 112 hectares de l'annexe de Vincennes. M. S. Derville, commissaire general du Gouvernement franeais a l'Exposition de Turin, etait directeur general de la section franeaise. C'est alors que furent inaugur6s l'Avenue Nicolas 11 et le Pont Alexandre Ill. On construisit egalement, a cette occasion, le Grand Palais, destine aux Beaux-Arts, renfermant une exposition retrospective des Beaux-Arts et de l'art industriel, et une admirable Salle des Fetes. Les nations 6trangel.es edifierent, sur la rive gauche du fleuve, une serie de palais rappelant, par leur architecture et leur decoration, les plus beaux de leurs monuments. L'Etat, la Ville de Paris et le Comit6 de l'Exposition depenserent, pour celle-ci, plus de cent millions. On organisa bien des expositions, dams toutes les parties du monde, depuis lors, on n'atteignit iamais a une r6alisation de cette envergure, a un succes de cette importance. 11 y eut Glascow 1902, Hano.I. 1903, Saint-Louis 1904, Liege 1905, Milan 1906 dont le succes enorme annoncait celui de Turin, Saragosse et Londres 1908, Copenhague 1909, Buenos-Aires et Bruxelles 1910. Nous en passons sans doute et des meilleures. L'Exposition de Bruxelles vaut d'etre sp6cialement rappelee. Consacrant l'apogee du d6veloppement economique et artistique de la Belgique, elle fut 6galement sympathique aux Belges, dont elle flattait le nationalisme naissant, aux Franeais, aux Anglais et aux Allemands qui y participel.ent grandement, somptueusement, et avec un succes presque egal. Malgre l'incendie qui devora trois sections et occasionna des pertes enormes aux organisateurs, elle se solda M. FERNAND CHAPSAL. par un benefice. Et ceci est d'autant plus remarquable qu'elle etait due a l'initiative priv6e. La France y ioua un role extremement important et s'affirma la premiere, sans conteste, clans les Beaux-Arts, dams la Joaillerie et la Couture, comme dams l'Agriculture (1). Le Jardin franeais fut de tous le plus remal.que. Cette reussite tres (I) Voryez le Livre d'Or de I.a France d l'Exoositi,on de Bruxelles,1910, 6dr+i Da[ laL T`evue des FI.an€ais (56, rue de l'Universite, Paris) avec l'approbation du commissariat.general du Gouvernement francais. 45

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUzNDA1OQ==